Parlons culture et savoir

Retour à mon exaspération contre ces chers petits, enfin petit, n’exagérons rien ! Parlons culture et savoir. J’ai l’impression qu’ils ne savent rien ou pas grand chose. Ils ont une facilité à ne pas lire (et ne pas aimer lire) et à ne pas retenir qui est fabuleuse ! Si si.
Par contre, pour retenir le dernier couplet à la mode et en anglais (le comprennent-ils au moins) ou réciter par cœur les dernières œuvres musicales de Cali ou Kyo (au moins c’est en français), ils sont très forts. Ils font encore plus fort avec la célèbre phrase qui sert à chaque génération : "ce truc là, c’est trop vieux, c’est pas de mon temps !".

Le problème actuel, c’est qu’ils se sentent dispensés quasi totalement de posséder toute culture générale. Un ghetto de connaissance, vivons 2006. Génial. Ils sont incultes mais ils restent en bandes et font partie de notre temps. Le mien ? Je ne sais pas. Suis-je dans un bon siècle ! Je leur poserai la question un jour. Je me poserai aussi un jour la question de savoir comment j’étais dans mon temps et pourquoi ma mère me disait que je ne ferai jamais rien dans la vie. Tiens tiens !

Mais, il y a une chose que je sais : quand je regarde un bon vieux film, quand je prends la guitare pour chanter un bon vieux tube de colonie de vacances, quand je raconte des blagues des années 70, quand je présente un bon et vieux jeu introuvable depuis des décennies, il y a toujours des jeunes pour venir partager un instant, cet instant, avec moi. Certes, il y a d’abord un refus poli (ou presque ...), puis on jette un coup d’œil blasé ou une oreille distraite, puis amusé on s’approche quelque peu, plus près encore, l’intéressement pointe, puis, séduit, il reste jusqu’à la fin. Ce n’est pas un commencement ?